De la type A jusqu'à la B18
Jeudi, 15 Octobre 2009 12:17
| Index de l'article |
|---|
| De la type A jusqu'à la B18 |
| Page 2 |
| Page 3 |
| Page 4 |
| Toutes les pages |
Dès le printemps 1919, Citroën fait diffuser par la presse le communiqué suivant : « Citroën lance la première voiture française de grande série ». La naissance de la 10 Hp type A était donc annoncée et cela, à un prix défiant toute concurrence : 7500 Frs (le quart du prix d'une voiture de 1914).La production débute avec 30 voitures, puis la cadence augmente, si bien que 22700 voitures sont construites jusqu'en décembre 1920. Le véhicule de grande série est une torpédo 4 Places, 3 portes, avec 2,83 m d'empattement et une cylindrée de 1327 cm3 pour 8 CV fiscaux. Du point de vue technique deux innovations : le démarreur électrique qui évite désormais la corvée de la manivelle (surtout pour les dames) et l'éclairage électrique. On remarque aussi la présence d'une roue de secours complète : plus de pneu à démonter ou à regonfler! La suspension était également l'objet d'une attention toute particulière. Le châssis en tôle pliée était suspendu par deux demi-ressorts à l'avant et quatre demi-ressorts à l'arrière, superposés deux par deux et à flexibilités différentes. Cela assurait un effet d'amortissement évitant l'usage d'amortisseurs séparés ; on pouvait lire à l'époque : "La suspension de la voiture est d'ailleurs tout à fait remarquable". Les places arrières sont aussi bien suspendues, sinon mieux que les places avant, même sur de très mauvaises routes. C'est là un résultat qu'il convient de signaler. Les places arrières des petites voitures étant, en général très sacrifiées et tout à fait inconfortables. Le moteur à soupapes latérales avec sa culasse amovible était équipé d'un vilebrequin à deux paliers. Le régime de 2100 Tours minutes pour ces 18 CV réels donnait une consommation d'environ 7.5 litres aux 100 km et 0.250 g d'huile.. Le carter, moteur et boite de vitesses étaient en aluminium, tandis que l'allumage se faisaient par magnéto. La type A utilisait deux freins L'un à pied, à droite de l'accélérateur et agissant sur le différentiel, l'autre à main, sur les tambours des roues arrières. Il faut se rappeler que souvent chez les constructeurs à cette époque on achetait un châssis et ensuite le carrossier du village fabriquait la caisse selon le besoin du propriétaire. A partir du modèle de grande série, la torpédo 4 places, 3 portes, différentes carrosseries furent réalisée. Ce sont : la conduite intérieure 3 portes, le coupé 3 places, la torpédo trois place, le fourgon et plateau.
De la type A à la B18